Alexandra BONETTI
Golfeuse


Alexandra
 a reçu une bourse pour financer sa participation aux compétitions internationales


Quel est votre parcours sportif ?
J’ai débuté le golf à l’âge de sept ans grâce à mes parents. J’ai commencé à intégrer l’équipe de France à 15 ans et j’ai fait de nombreuses compétitions internationales. J’ai notamment remporté le British Girls, le championnat de France Dames, et le Championnat d’Europe par équipes chez les girls et les dames.  J’ai  le statut officiel de « sportif de haut niveau » depuis 2008. Après avoir obtenu mon baccalauréat, j’ai décidé de rester un an au Pôle France à Toulouse pour pouvoir me consacrer totalement à mon golf, ainsi qu’améliorer mon anglais, pour ensuite intégrer l’université américaine TCU dans les meilleures conditions en août 2011. Grâce à mon niveau golfique, j’ai obtenu une bourse pour pouvoir jouer et étudier dans cette université pendant quatre ans. J’ai pu découvrir des parcours aux quatre coins des USA et ainsi me préparer de la meilleure des façons à la variété de parcours joués sur le LPGA.

 
Quel regard portez-vous aujourd'hui sur votre profession ?
Etant passionnée par ce sport, je considère le fait de pouvoir exercer ma passion tous les jours comme une vrai chance. Je ne rêverais d’exercer aucune autre profession, c’est la plus belle selon moi. Etant aux USA depuis quatre ans, j’ai pu constater la grande différence entre le golf féminin ici et en Europe. En effet, le golf féminin n’est que très peu soutenu en Europe. Aux USA, il y a un assez large public et c’est vraiment plaisant d’être dans un environnement comme celui-là. Mais de manière globale, je trouve que cette profession n’est pas encore reconnue à sa juste valeur et je suis certaine que cela va évoluer grâce au travail effectué par toutes les joueuses que ce soit physique, technique et mental pour performer de mieux en mieux et rendre le spectacle plus impressionnant.

 
Comment vous voyez-vous dans 5 ans ? Dans 10 ans ?
Dans cinq ans, je me vois performer sur le LPGA, rivaliser avec les meilleures et représenter la France aux Jeux Olympiques. Dans 10 ans, numéro un mondiale avec plusieurs participations à la Solheim Cup.

 

Photographie : Emilie Arfeuil