Chériff BAKALA
Auteur, chanteur, comédien et metteur en scène

Chériff a obtenu une bourse à la création en partenariat avec l’atelier des artistes en exil.

 Quel est votre parcours artistique ?
Mon parcours artistique est riche en rebondissements. J’ai commencé à aimer l’art étant enfant, sans doute parce que mon père travaillait à la radio, il a été ingénieur du son de renom dans mon pays, le Congo et je m’y suis plongé sans m’en rendre compte. Je suis passé du jeune écrivain poète à artiste en pratiquant les arts de la scène : rap, slam, pop, folk music et comédien. Venant de Brazzaville, j’ai collaboré avec des groupes comme Légitime Brigade, FB Stars, Collectif 109, Dyna Max (USA), Didier Awadi (Sénégal). Aujourd’hui je me définis aussi comme artiste polyvalent : auteur, chanteur, comédien et metteur en scène. De la musique de rue, à la télé réalité MTN Zik Stars (émission de télé réalité dans laquelle j’ai participé en 2009) j’ai continué à me forger ; j’ai mis en lumière des créations comme : Martin Luther King, apôtre de la non-violence (2012), Sony la bombe à hydrogène (2014), Viva Mandela (2018), puis j’ai participé au festival Les étonnants voyageurs (2013). J’ai été en résidence de création au Théâtre Sainte Marie d’en-bas à Grenoble (juin 2021), à La Chartreuse d’Avignon (décembre 2021) ainsi qu’au festival Les Détours de Babel (avril 2022). Aujourd’hui, je suis en résidence d’écriture à Dijon suite à la bourse du programme Pause où je conduis différents workshops à l’ENSA Dijon Art et Design, le même programme s’appliquera avec l’ESM Dijon.  Entre deux, j’adore le partage, le relationnel, d’où mon implication dans l’animation des ateliers d’écriture en rap/slam à destination des jeunes et des adultes en partenariat avec différentes associations en France.

Quel regard portez-vous sur votre profession aujourd’hui ?
Je me sens en parfaite harmonie avec moi-même, en essayant d’obtenir des résultats dans la relance et l’écriture de mes projets, dans les collaborations artistiques. Étant un homme de challenge, j’essaie d’aller le plus loin possible, en faisant confiance aux différents partenaires comme l’atelier des artistes en exil. Le maître mot c’est d’aller au-delà de ses frontières et de ses limites, faire des rencontres artistiques, écrire, déclamer, partager, avec des principes de base venant de ma culture. Cultiver la paix, le sourire, le relationnel…

Quel regard portez-vous sur votre profession aujourd’hui ?
Je ne peux pas savoir de quoi est fait l’avenir, même en ayant une idée de projection dans le futur, car la vie ou la carrière professionnelle, en tant qu’artiste, est truffée de surprises. Par contre, le positif est souhaitable afin d’être dans cet élan d’échanges, de partages, de visions, de voyages. Alors pour les cinq ou les dix prochaines années, je souhaite continuer sur cette autoroute artistique en transmettant mes expériences.

Interview réalisée en 2022
Photographie : Julie Glassberg