David GESELSON
Metteur en scène

David a reçu une aide à l'écriture pour son spectacle "En route-Kaddish" et pour son spectacle "Doreen - autour de Lettre à D. d’André Gorz"


Quel est votre parcours  artistique ?

J’ai travaillé essentiellement comme comédien au théâtre et au cinéma depuis ma sortie du Conservatoire National en 2003.J’ai commencé à m’approcher de la mise en scène en 2003, dans le cadre de l’école, avec un texte de Thibault Vinçon, «Eli Eli».Puis en 2009, j’ai réalisé une maquette pour la mise en scène d’un texte de Juan Mayorga, « les Insomniaques » au Théâtre Gérard Philippe de Saint-Denis. En parallèle de mon travail d’acteur j’ai commencé à écrire le projet En Route-Kaddish, en 2010. Avec Elios Noël, qui joue dans le spectacle, nous avons construit une collaboration très forte, de l’écriture jusqu’à la mis en scène. Nous avons joué En Route-Kaddish en 2014, 2015 et 2016, notamment au Théâtre de Vanves, au Théâtre de la Bastille et au Nouveau Théâtre de Montreuil. La saison dernière j’ai travaillé comme comédien avec Tiago Rodrigues dans Bovary qu’il écrit et met en scène, et participé au projet Occupation Bastille qu’il menait au Théâtre de la Bastille. Je poursuis mon travail d’écriture et de mise en scène avec Doreen, autour de Lettre à D. d’André Gorz. Laure Mathis jouera avec moi dans le spectacle que nous allons créer en novembre 2016.


Quel regard portez-vous aujourd'hui sur votre profession ?
Le retour des formes de mise en scène collectives, où la mise en commun d’idées et d’énergies proposés par un groupe d’artistes réunis autour d’un projet construit et structuré me semble être un moment important et souvent riche dans la création théâtrale de ces dernières années. Je regarde à la fois du coté du jeu, de la mise en scène et de l’écriture pour le plateau. Je trouve très réjouissant de ne pas avoir à choisir entre le jeu et la mise en scène, et j’espère pouvoir continuer à naviguer de l’un à l’autre. L’écriture et le jeu nourrissent la mise en scène et vice versa. La violence du monde dans lequel nous sommes, avec les bouleversements géopolitiques et écologiques majeurs que nous vivons actuellement me semble devoir trouver un écho au Théâtre. Dans le même temps, j’éprouve plus que jamais un besoin de sortir du réel, de fuir et créer de la fiction. Je m’interroge sur cette tension là dans le théâtre que je vois se fabriquer autour de moi.

 
Comment vous voyez-vous dans 5 ans ? Dans 10 ans ?
Je voudrais continuer à écrire, à mettre en scène et à jouer. J’espère beaucoup du cinéma aussi, qui m’attire infiniment. 

 

Photographie : Anthony Anciaux