Emilie ARFEUIL
Photographe

Émilie à réalisé les portraits des talents soutenus par Porosus en 2015

Quel est votre parcours  artistique ?
J’ai commencé la photographie à l’adolescence. Je photographiais et je filmais tout le temps sans aucune technique, une sorte de journal intime totalement désordonné où le but était de tout enregistrer pour pallier à ma mémoire défaillante. Pendant mes études de cinéma, la photographie ne m’a pas lâchée et j’ai appris progressivement à la dompter, j’expérimentais beaucoup. Grace à la chance et à de belles rencontres, j’ai ensuite commencé à travailler très jeune dans la mode et la publicité, alors que ce n’était pas ma culture et que je n’avais même jamais ouvert un Vogue… J’ai appris énormément techniquement, avec des mises en scène en studio et des lumières très complexes. C’est une approche très ludique de la photographie, où tout est parfaitement maîtrisé.  En parallèle, comme pour équilibrer la balance, ma photographie personnelle est progressivement revenue à quelque chose de plus intime, plus pure et brute ; j’ai ressenti le besoin de me mettre en danger et de ne pas tout contrôler. C’est là que j’ai commencé à réaliser mes premières séries documentaires et à beaucoup voyager.

Quel regard portez-vous aujourd'hui sur votre profession ?
C’est un lieu commun de dire que le métier de photographe a été bouleversé durant les 15 dernières années, avec l’avènement du numérique, des nouveaux médias, la crise de la presse, etc. Au-delà du fait qu’il est plus dur aujourd’hui de vivre de sa photographie, il est assez excitant de voir ce médium évoluer sans cesse, de s’ouvrir chaque jour à un nouveau mode d’expression, à de nouvelles techniques et modes de diffusion.


Comment vous voyez-vous dans 5 ans ? Dans 10 ans ?
J’aime l’idée de ne pas savoir ! J’aime surtout penser que l’on a plusieurs vies en une et que rien n’est écrit.

 

Photographie : Emilie Arfeuil