Johanne DEFAY
Surfeuse


Johanne a  reçu une bourse pour participer à ses concours professionnels de surf.


Quel est votre parcours sportif ? 
J’ai toujours fait du sport et aimé me dépenser. Mon père est très sportif et ma mère aime la nature. Je faisais de la gym, lorsque j’étais petite, mais j’ai arrêté pour commencer le surf à 7-8 ans. Je n’ai jamais arrêté depuis. En parallèle, je suis rentrée au conservatoire de danse (contemporain et classique), mais ayant débuté les compétitions de surf à 11ans, j’ai dû faire un choix autour des 13 ans. Plus impliquée dans le surf, tout est arrivé en même temps. Mon premier sponsor, de plus en plus de compétitions (locales, régionales, européennes, mondiales), avec mon intégration au pôle de la Réunion, et des sélections en équipe de France. Jusqu’à 2013, je jongle entre les circuits, juniors/open nationaux et mondiaux. En 2013, je remporte mon troisième titre européen junior et atteint mon objectif ultime, ma qualification pour le World Tour. 2014, ma première année sur le WCT, à l’âge de 20 ans, a était formidable. Les premières étapes ont été difficiles à gérer à côté des meilleurs mondiaux. Je passe de la dernière place après la quatrième étape, à la place de 8ème mondiale après la dernière étape à Maui. Je suis donc sacrée Rookie of the Year. Je suis actuellement à Trestle, en Californie, pour la septième étape de la saison 2015. Cette année le niveau a largement augmenté, c’est fantastique de pouvoir évoluer dans ce milieu. Je suis confiante grâce à ma victoire, cet été, à Huntington beach lors de l’US Open de Surf. Actuellement 6ème au classement, mon objectif de top 5 mondial se rapproche.


Quel regard portez-vous aujourd'hui sur votre profession ?
Ma profession est une profession de rêve avec ses inconvénients évidement. Je vis mon rêve et ça c’est une chance énorme.

Comment vous voyez-vous dans 5 ans ? Dans 10 ans ?
Dans 5 ans, je voudrais encore être sur le WCT.  Mais dans 10 ans, plutôt retourner à une vie plus normale, être auprès de mes proches. Réussir une après carrière n’est jamais facile. J’aime faire énormément de choses et j’avoue que j’ai une petite idée, mais je ne suis pas sûre de moi, alors je ne préfère pas en parler.  

 
Photographie : Emilie Arfeuil