Marie-Aude MELLIÈS
Violoniste

Marie-Aude a reçu une bourse pour acheter son violon

Quel est votre parcours artistique ? 
Je suis née en avril 2004 à Paris. J’ai commencé le violon à 3 ans, après avoir vu et adoré un documentaire sur David Oistrakh. J’ai d’abord étudié avec Hratchia Haroutunian, un ancien étudiant de Leonid Kogan au Conservatoire Tchaïkovsky puis avec Florin Szigeti au Conservatoire Régional de Paris. Je suis entrée au Conservatoire Supérieur National de Musique et de Danse de Paris en 2020, où j’ai étudié avec Olivier Charlier, puis en musique de chambre avec Claire Désert et Jean Sulem. Apres y avoir obtenu mon Master de violon, j’y continue mes études, dans le cycle d’Artiste Interprète (DAI), un chouette cursus grâce auquel on peut étudier avec tous les professeurs du Conservatoire que l’on veut ! Ce cursus, très souple, me permet de conjuguer mes études à mes concerts, surtout en soliste ou en duo, notamment avec le pianiste Itamar Golan avec qui je sortirai mon premier album À Paris, avec le label Mirare, au premier semestre 2027 !

Quel regard portez-vous aujourd'hui sur votre profession ? 
J’étais toute petite quand j’ai commencé le violon, je ne savais pas vraiment en quoi consistait le métier de violoniste. Il n’y a pas de musiciens dans ma famille et j’ai donc découvert cet univers assez tard. Pour moi, ce qui comptait, c’était surtout le plaisir de jouer et de partager des musiques que j’aimais. C’est en grandissant que je me suis rendue compte plus concrètement de l’impact que nous, musiciens, pouvons avoir sur ceux qui nous écoutent. C’est assez naturellement que je me suis dirigée vers cette profession.
Aujourd’hui, je vois surtout ce métier comme une chance de pouvoir transmettre, partager et créer des moments avec les autres. C’est un métier qui demande beaucoup de travail et d’engagement mais qui me donne aussi une grande liberté d’expression et la possibilité de continuer à apprendre toute ma vie.

Comment vous voyez-vous dans 5 ans ? Dans 10 ans ? 
La plupart de mes expériences les plus marquantes ont eu lieu de façon inattendue, je ne sais même pas ce qui aura lieu cette année alors dans 5 ans ou dans 10 ans !
Tout ce que je peux imaginer, alors, c’est que je continuerai à jouer pour moi et pour le public, avec toujours autant de plaisir, à passer du temps avec des amis et artistes qui m’inspirent et que j’aurai toujours cette envie de m’exprimer par la musique.

Interview et photographies réalisées en 2026
Photographies : Yama Ndiaye