Matthias COUQUET
Réalisateur

Matthias a reçu une aide à l'écriture pour son prochain court métrage

Quel est votre parcours artistique ?
Concernant le cinéma, j’ai un parcours assez « classique » : études de cinéma, en école et à l’université, les premiers courts-métrages pendant les études (dont Lune de guerre, co-écrit et co-réalisé en 2012 avec mon ami Thomas Mercillon), puis un premier court-métrage hors études, plus ou moins autoproduit, Les Appelés en 2018 (toujours co-écrit avec Thomas), et enfin, mon tout dernier court-métrage, Lui, produit par Insolence productions, et pour lequel j’ai eu la chance de bénéficier du fonds Porosus en 2024, par l’entremise du Festival international du film de Saint-Jean-de-Luz. Entretemps j’ai travaillé sur de nombreux autres projets, de courts comme de longs, et même envisagé d’autres formats, comme la bande-dessinée, qui est une de mes passions. Actuellement, à la suite de Lui, je développe de nouvelles histoires et de nouveaux projets de films.

Quel regard portez-vous aujourd'hui sur votre profession ?
Il faut déjà s’accorder sur ce qu’est cette « profession », qui est très diverse et peut être envisagée de nombreuses manières, très différentes, et parfois contradictoires. Personnellement je réfléchis du point de vue du récit et de la transmission d’histoires, que ce soit par l’écrit, l’image et le son, et plus largement toute forme narrative envisageable. En ce sens, je ne porte pas tant un regard sur cette activité que je me pose la question de ma propre place dans ce gigantesque écosystème – d’aucuns diraient cette « industrie » –, et dans le flux ininterrompu d’histoires, originales ou non, des plus archaïques aux plus actuelles, qui sont diffusées sur les écrans, de toutes tailles et en tous les instants de la vie. Je crois que je cherche plus à comprendre où je me situe dans ce contexte, à mon échelle et selon ma vision du monde – et à partir de là ce que je peux –, que ce que peut plus largement une « profession » dont les enjeux et l’ampleur m’échappent en grande partie.

Comment vous voyez-vous dans 5 ans ? Dans 10 ans ?
Mon optimisme chevronné me ferait répondre, pour commencer : en vie ! Auprès des miens, en bonne santé, et conduisant ma barque aussi bien que faire se peut dans un monde chaotique, en restant fidèle à mes valeurs et surtout à ce qui reste de plus précieux en nous une fois atteintes les épreuves de l’âge adulte : l’esprit d’enfance. Si cela passe par, ou s’accorde avec, la réalisation de films, j’en serai très heureux.

Interview réalisée en 2025
Photographies réalisées en 2025 par Isabelle Chapuis