Nassima et Azamat
Musiciens

Porosus finance une résidence à l'atelier des artistes en exil pour Nassima et Azamat 


Quel est votre parcours artistique?

Nous avons commencé très tôt avec nos parents, qui avaient tous un bagage artistique.  Ils étaient respectivement chanteuse et musicien, en ce qui concerne Nassima, et cheffe de chœur et ingénieur son pour ce qui est d’Azamat.  C’est eux qui nous transmis les traditions de la culture ouigoure. Toute notre vie a été traversée et baignée par la musique.

 

Quel regard portez-vous aujourd'hui sur votre profession?

Nous devons perpétuer notre folklore et nos traditions, travailler à partir de nos origines. Nous avons fait le constat que la pop est éphémère, nous voulons nous essayer à des expérimentations, mais ne pas oublier notre culture. La culture ouigour doit perdurer grâce à sa musique, afin que le monde sache d’où vient ce peuple, qui il est, ce qu’il a enduré et quelle est son histoire.

 

Comment vous voyez-vous dans 5 ans? Dans 10 ans?

Nous souhaitons retrouver l’assurance et la notoriété que nous avions avant l’exil, reconstituer notre répertoire, développer notre activité, avoir un ensemble musical qui nous accompagne, faire des concerts, répandre notre culture. Il nous a fallu 10 ans pour devenir ce que nous sommes. Nous nous donnons 10 ans pour nous reconstruire.

 

Photographie : Antonin Amy-Menichetti