Lucas BASSEREAU
Danseur

Lucas a reçu une bourse pour participer à la manifestation Camping organisée par le Centre national de la danse.     

Quel est votre parcours  artistique ?
Après avoir grandi en banlieue parisienne j’ai commencé ma formation professionnelle  au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris, où j’ai suivi le cursus en danse contemporaine de 2010 à 2013.  J’ai ensuite intégré le Training Cycle de P.A.R.T.S. (Bruxelles), l’école dirigée par la chorégraphe Anne Teresa de Keersmaeker. J’ai  commencé à danser professionnellement dans les pièces de Noé Soulier, d’abord pour des reprises de rôles dans Removing et Faits et Gestes, puis pour ses dernière créations The Waves et Passages. J’ai été interprète pour la création de la pièce MAPS de Liz Santoro et Pierre Godard (Le Principe D’Incertitude) et prend part avec eux au projet LEARNING, présenté au Centre Pompidou à Paris et à la National Gallery Of Singapore. En 2019,  j’ai intégré, pour une reprise de rôle, la tournée de CROWD de Gisèle Vienne. J’ai collaboré en tant qu’interprète avec Sylvain HUC, pour la création de la pièce NUIT. Depuis Janvier 2019 je crée mes propres projets en collaboration avec la danseuse et chorégraphe Constance Diard, ensemble nous avons crée la performance 100 mètres par seconde, et menons d’autres recherches chorégraphique pour nos travaux  futur. Parallèlement, je donne aussi ponctuellement des ateliers pour des danseurs en formations, au près de différentes structures (CCN, CDCN, Conservatoires…)

Quel regard portez-vous aujourd'hui sur votre profession ?
Je me sens aujourd’hui privilégié de pouvoir vivre d’un métier de création artistique, mais surtout d’être pleinement intéressé par les projets auxquels je prend part. J’ai le sentiment que le marché du travail, dans le  domaine du spectacle vivant, est assez complexe, et j’ai la chance de travailler au contact d’artistes qui me donne de la visibilité, et qui m’assure du travail dans la continuité, c’est précieux. Ce qui me plaît aussi dans mon métier, de danseur interprète, c’est d’avoir l’opportunité de pouvoir voyager et de me produire sur des scènes internationales, lors des tournées ou des résidences de créations. Un autre point majeur aujourd’hui  est de réussir à m’organiser pour continuer à articuler mon travail d’interprète au près de différents chorégraphe tout en menant mes propres projets, et ainsi pouvoir digérer et interpréter les outils acquis, auprès de créateurs expérimentés, et me les ré-approprier dans mes recherches personnelles.

Comment vous voyez-vous dans 5 ans ? Dans 10 ans ?
Dans 5 ans, je me vois dans la continuité de la vie professionnelle que je mène aujourd’hui, continuer de travailler, créer et de tourner avec différents chorégraphes tout en développant et faisant évoluer mes projets personnels. Dans 10 ans, je m’imagine peut être un moins pris par le travail d’interprète et pleinement investit dans mes propres créations. Je pense aussi que j’aimerais être investi dans une démarche de médiation, transmission ou de pédagogie, auprès de différent publics. Et ainsi m’orienter vers une forme de partage et de contact plus direct que celle de la scène.

Interview réalisée en 2021
Photographie : Julia Grandperret