Julie AIMÉ
Golfeuse

Julie a reçu une bourse pour financer sa participation aux compétitions internationales.

Quel est votre parcours  sportif  ?
J’ai toujours été très sportive, dès le plus jeune âge. Avant de taper mes premières balles de golf, j’ai eu la chance de pouvoir pratiquer le judo, faire du ski, de la gym, du saut à l’élastique, du tennis…Lorsque j’avais 7 ans, de retour d’un stage de golf au Golf de Nice, j’ai tout de suite su que le golf serait une bonne discipline pour moi. J’ai adoré le fait d’être en extérieur, dans la nature, que chaque parcours soit différent, et que ce soit un sport individuel (peut-être du fait que je sois enfant unique). C’est là que mon aventure golfique a débutée. J’ai rapidement progressé et amélioré mon index pour participer aux compétitions régionales et nationales. A la veille de mes 18 ans, j’ai été recrutée par une Université Américaine au Texas – Lamar University. Lamar m’a offert une bourse pour jouer dans l’équipe de golf pendant 4 ans (de 2010 à 2013) et obtenir mon diplôme universitaire. Pouvoir combiner le sport et les études m’a énormément plu. Sans doute, les 4 meilleures années de ma vie ! Une fois diplômée, je suis rentrée en France et j’ai trouvé un travail – toujours dans le monde du golf. Durant mes pauses déjeuner, j’allais au practice taper des balles pour le fun. Et c’est la que Roger Damiano, coach de golf et ami de longue date, m’a poussé à reprendre l’entraînement sérieusement, passer pro et jouer sur le circuit professionnel féminin. En 2016, je suis passée pro et j'ai obtenu ma carte pour jouer sur le Ladies European Tour. En 2018, avec plus d’expérience et confiance, j’ai pris l’avion direction l’Amérique pour jouer les qualifications du LPGA – le meilleur tour de golf féminin au monde. J’ai obtenu un droit de jeu sur le Symetra Tour – le « tour tremplin » juste en dessous du LPGA. En 2020, j’ai joue mon premier LPGA dans l’Ohio – une expérience unique et incroyable – qui m’a donné encore plus envie de progresser. Cette année, j’ai une vingtaine de tournois sur l’agenda, avec comme objectif d’obtenir un droit de jeu complet sur le LPGA.

Quel regard portez-vous aujourd'hui sur votre profession ?
Être athlète professionnel - peu importe la discipline - est vraiment un métier à part. On ne compte pas les heures, on dédie notre vie à notre sport ; on mange sport, on dort sport, on s’entraine sport, même nos jours de repos sont calculés pour mieux performer. Lorsqu’on on voit le progrès ou la réussite, c’est motivant et ça donne un sentiment de satisfaction difficile à décrire. Il y a quelques années, l’idée d’être golfeuse professionnelle ne m’avait jamais traversé l’esprit. Aujourd’hui, j’adore et respecte tellement ce métier, je ne me verrais pas faire autre chose.

Comment vous voyez-vous dans 5 ans ? Dans 10 ans ?
Je trouve toujours délicat de lister notre futur sur une ligne chronologique. On ne sait jamais surtout dans le golf. Bien sûr, mon objectif, d’ici 5 ans, est d’être une joueuse établie sur le LPGA. Et dans 10 ans, je me vois toujours dans le monde du golf et du sport en général : épanouie avec une belle petite famille. Entre temps, j’ai chaque jour l’objectif d’être la meilleure version de moi-même… et on verra où cela m’emmène.

Interview réalisée en 2021
Photographie : Julie Glassberg