Marion RICORDEAU
Golfeuse

Marion a reçu une bourse pour financer sa participation aux compétitions internationales

Quel est votre parcours sportif ?
Avant de jouer au golf, j’ai pratiqué le volleyball pendant 10 ans. Je pense avoir atteint à l’époque un niveau plus que décent compte tenu de ma taille ! Je me suis ensuite dirigée vers le golf vers l’âge de 18 ans , sur les conseils de mon papa (j’y jouais avant mais très peu souvent). A 20 ans, je suis aller faire un stage de 3 mois en Floride pour perfectionner mon golf et améliorer mon niveau d’anglais. J’ai alors réalisé que le golf me plaisait énormément et qu’il me serait possible d’envisager une carrière professionnelle dans un futur moyennement proche. J’ai intégré le Pôle France Dames à Toulouse, à la rentrée suivante, pour y apprendre à me structurer et à travailler (ce n’était plus un loisir mais bientôt mon métier) et à 24 ans je suis passée professionnelle. J’ai joué 5 ans sur le circuit européen (LET) et j’ai tenté l’accession au circuit américain (LPGA) en décembre 2015 (avec succès).

 
Quel regard portez-vous aujourd'hui sur votre profession ?
C’est un métier compliqué. On passe beaucoup de temps sur la route, loin de chez soi, on doit travailler énormément pour ne pas se faire distancer parce que le niveau est de plus en plus élevé.
C’est un métier merveilleux parce que l’on fait ce que l’on aime tous les jours. On se lève dans une nouvelle ville chaque semaine, on découvre différentes cultures. Je ne crois pas que cela soit possible dans beaucoup d’autres professions. J’aime ce que je fais, je me sens  privilégiée et les sacrifices que je fais chaque jour n’en sont finalement pas.

Comment vous voyez-vous dans 5 ans ? Dans 10 ans ?
J’aimerais poursuivre ma carrière sur le LPGA jusqu’aux Jeux Olympiques de Tokyo (auxquels j’adorerais participer). J’ai envie de fonder une famille, mon idéal serait donc de faire une pause dans 5 ans et revenir ensuite, si mon niveau me le permet. J’aimerais donc être toujours sur le circuit dans 10 ans en ayant gagné au mois une fois !

 
Photographie : Rémi Chapeaublanc